Entre juin 2015 et juin 2016, l'autrice écrit presque quotidiennement à partir de ce qu'elle voit par la fenêtre de la roulotte qui lui sert de bureau, alors parquée au lieu-dit "Bas-de-Bussy", près de Valangin, dans le Canton de Neuchâtel.
Ces "relevés du réel" trouvent leur forme finale entre journal et recueil de prose poétique.
Ce texte est issu d’une commande de l’ANCL, Association Neuchâteloise pour la création littéraire.
(Anciennement AACL, Association pour l'aide à la création littéraire.)
L’édition originale, parue en 2016, s'est donc inscrite dans la collection Lieu et temps, qui réunit les textes issus de commandes passées par l'ANCL à des auteurs et autrices de la région. Cette collection a d'abord paru aux éditions D'autre part, Genève. Aujourd'hui, elle est éditée par les éditions Alphil, à Neuchâtel.

Couverture de l'édition originale : détail d'un tableau de Léopold Rabus
Quelques échos autour de ce livre…
Lire ci-dessous une mention de l'œuvre dans : Exercices d’observation, Dans les pas des anthropologues, des écrivains, des designers et des naturalistes du quotidien, de Nicolas Nova (Carnets Parallèles, 2022) :
"Si le fait d’observer de manière répétée un groupe social donné sur un territoire précis est l’apanage de la sociologie ou de l’anthropologie, cet exercice est aussi courant en littérature, comme dans le courant littéraire du nature writing. On en trouve l’illustration chez David Haskell dans Un an dans la vie d’une forêt, un ouvrage dans lequel ce biologiste américain décrit pendant douze mois une parcelle d’un mètre de côté, selon un mode opératoire simple : « pas de programme de visite précis », hormis le fait d’« y venir aussi souvent que possible, observer le déroulement d’un cycle (…) »
On retrouve cette tactique dans un registre plus minimaliste avec Devenir pré, de la Suissesse Antoinette Rychner, un livre qui compile une série de notes prises chaque jour pendant une année à propos du champ entourant la roulotte de son auteure. Passage d’animaux, détonations diverses, odeurs de purin, intensité des intempéries ou du soleil, apparition de véhicules conduits par des humains sont décrits par petites touches ou par référence à telle ou telle métaphore tirée d’un roman ou d’un manga ; avec pour objectif la simple documentation du quotidien."
Presse et médias lors de la parution originale :
Lire une critique par Julien Burri, l'Hebdo, 17.11.2016
Lire une critique par Eleonore Sulser dans le quotidien le Temps, 02.01.17
Lire une critique par Anne Pitteloud, dans le quotidien le Courrier, 22.12.16
Lire une critique par Blaise Hofmann, sur son blog en partenariat avec 24heures, 25.11.16
Lire une critique par Francis Richard, sur son blog, 27.11.16
La sortie de Devenir pré avait également valu à Antoinette Rychner une invitation aux Journées littéraires de Soleure 2017.
(Lecture-rencontre modérée par Nathalie Garbely, le samedi 27 mai 2017.)